La cuisson primitive
Ont été mis en avant plusieurs modes de cuisson préhistorique, que ce soit en meule ouverte (cuisson principalement oxydante) ce qui donnera aux poteries des marbrures rouges et noires ou en meule chapée (cuisson oxydo-réductrice) qui permet d’obtenir des poteries aux teintes gris foncés à noires.
Personnellement j’ai pris pour habitude de toujours aller au plus simple tout en parvenant à un résultat optimum, c’est pourquoi j’ai opté pour la cuisson en meule ouverte. Voici comment je procède :
- J’utilise une dépression naturel que j’entoure de pierre, j’y laisse brûler du bois jusqu’à obtenir un petit lit de braise.
- Je dispose sur les pierres les poteries préalablement séchées durant plusieurs jours.
- Je les tourne régulièrement pour que la chauffe soit uniforme. Lorsqu’elles commencent à brunir on peut les approcher à nouveau en prenant bien soin de ne jamais être en contact avec les flammes.
- Finir en les posant directement sur la braise puis en les recouvrant de ses dernières.
- Une cuisson d’une heure suffit amplement pour que la poterie soit cuite à cœur et être fonctionnelle.
Post-cuisson :
- Si vous craignez pour l’étanchéité de vos pots vous pouvez y verser lorsqu’ils sont encore très chauds du lait. En effet la caséine ira se fixer dans les pores.
- Autre solution, toujours à chaud, passer de la laine de mouton sur la surface interne du pot.
- Si des motifs sont incisés sur votre pot vous pouvez y incruster du calcaire permettant de les mettre en valeur par contraste. (Voir vidéo « crème de calcaire)
